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Actus sur les animaux.

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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Dim 3 Juin 2012 - 18:15

L'arsenal bactérien des dragons de Komodo.



Des scientifiques ont percé le secret de l’efficacité prédatrice des dragons de Komodo, ces lézards géants qui dévorent des proies plus grandes qu’eux : leurs morsures libèrent un véritable bouillon de culture, une salive où les bactéries infectieuses sont constamment fortifiées par le mode de vie grégaire de ces reptiles.


On connaissait déjà le ‘mangue d’hygiène buccal’ des dragons de Komodo – les plus grands lézards du monde, atteignant près de 3 mètres – dont la gueule est infestée de bactéries. Mais à ce point-là non !

Des chercheurs ont trouvé que leur salive contenait en moyenne 58 espèces différentes de bactéries, dont 93% sont potentiellement pathogènes. L’une d’elles, Pastuerella multocida, tue même les malheureuses souris auxquelles on injecte de cette salive. Plus encore, cet arsenal infectieux est entretenu et ‘affuté’ par le mode de nutrition de ces varans, qui dévorent souvent à plusieurs les grosses proies en se jetant à la curée sans trop se soucier de leurs congénères, tout aussi voraces qu’eux, avec lesquels ils échangent ainsi, à leur insu, de la salive.

Transmises d’une gueule à l’autre, les bactéries prospèrent et se diversifient, transformant la salive de chaque reptile en un véritable poison. Sangliers, cerfs et même buffles, mordus par l’un ou l’autre de ces prédateurs, s’affaiblissent très vite, et sont alors submergés par les assaillants – et leurs morsures toxiques – accourus en nombre…
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 4 Juin 2012 - 15:02

Les abeilles préfèrent les quartiers défavorisés.



Les abeilles ne sont pas snobs : aux pelouses parfaitement taillées, elles préfèrent de loin les jardins moins bien entretenus, ont observé les chercheurs de l'université de Leeds, en Angleterre. Selon une étude portant sur la localisation des essaims d'abeilles dans la ville, les insectes seraient plus nombreux dans les quartiers défavorisés que dans les quartiers aisés.

Les mauvaises herbes, un bienfait pour les abeilles.

«Nous devons encore faire des recherches pour comprendre pourquoi il y a deux fois plus d'abeilles dans les quartiers moins riches mais cela a certainement à voir avec le genre de fleurs que les gens aisés font pousser dans leurs jardins», explique Mark Goddard, qui a dirigé les recherches, au Telegraph. «Ils ont de plus grands jardins mais ils plantent beaucoup de massifs qui ne sont pas utiles aux pollinisateurs. Dans les quartiers plus pauvres, les gens tolèrent mieux les mauvaises herbes, les trèfles et les pissenlits sur leurs pelouses. Il y aussi plus de terrains en friche qui fournissent de la nourriture et des abris pour les abeilles.»

En revanche, les oiseaux ont tendance à préférer les quartiers huppés, où les arbres sont plus nombreux. Difficile donc de préconiser un changement radical dans la manière d'entretenir son jardin. Si la lavande, le lilas et la bourrache sont conseillés pour nourrir les abeilles, les chercheurs n'ont pas osé demander aux plus fortunés de laisser un peu d'herbe sauvage dans leur jardin: «Les gens viendraient frapper à leur porte pour dire que la haie est mal taillée», reconnaît Mark Goddard. Sauver les apparences ou sauver les abeilles, les riches vont devoir choisir.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 4 Juin 2012 - 20:09

Etats-Unis : Un champignon tueur de chauves-souris inquiète les scientifiques.

Le service fédéral de la pêche et de la vie sauvage (FWS) mène actuellement une étude destinée à mesurer la gravité de l’impact d’un champignon létale affectant les populations de chauves-souris des Etats-Unis et du Canada.

Les chauves-souris vivant au Nord du continent américain inquiètent les spécialistes. Une maladie contagieuse baptisée le "syndrome du nez blanc" fait des ravages au sein des populations. Le responsable : un champignon létale, Geomyces destructans, qui apparait dans les grottes humides avant de se propager sur le nez, les ailes et les oreilles des chiroptères. L’infection réveille généralement les petits animaux dans leur cycle d’hibernation, les obligeant à puiser sur leur réserves de graisse.

De récentes estimations élève le nombre de victimes du champignon tueur à une moyenne comprise entre 5,5 à 6,7 millions de chauves-souris. Actuellement, le service fédéral de la pêche et de la vie sauvage (FWS) s’attèle à quantifier les populations afin de repérer les plus touchées. Les espèces estimées en danger critique bénéficient d’une protection supplémentaire financée par le gouvernement afin d’empêcher l’extinction totale.

"Le nombre d’animaux tués par le champignon est terrifiant" confie à BBC Nature Ann Froschauer, porte-parole de la FWS. Elle ajoute : "Nous cherchons aujourd’hui à limiter les pertes d’espèces qui pourraient advenir au cours de la prochaine décennie". La chauve-souris brune, un des mammifères les plus répandus aux Etats-Unis quelques années auparavant, est aujourd’hui susceptible de rejoindre la liste des espèces en danger critique.

Geomyces destructansa a été repéré pour la première fois durant l’hiver 2007, au sein de la grotte de Howe, dans l'État de New York. Selon les scientifiques, il est possible qu’il ait été apporté du continent européen sous les chaussures d’un touriste. Actuellement 19 États américains et quatre provinces canadiennes ont recensé la présence du champignon sur leur territoire.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Mar 5 Juin 2012 - 13:51

Des araignées géantes et inconnues sèment la panique en Inde.



Selon les médias locaux, un village indien proche de Sadiya dans l'Etat de Assam serait en proie depuis plus de deux semaines à une invasion d'araignées géantes et qui appartiendraient à une espèce non répertoriée. Les arachnides auraient déjà fait deux victimes.

Le scénario est digne d'un film d'épouvante et pourtant c'est bien la réalité. C'est le 8 mai que tout a commencé dans le village de Chaulkhowa Nagaon, à côté de Sadiya dans le nord-est de l'Inde. Alors que les habitants célèbraient une fête hindoue, une nuée d'araignées ressemblant à des tarentules a soudainement fait irruption venant de nulle part. Envahissant le village, elles ont commencé à mordre les gens et se sont infiltrées partout.

Selon le bilan provisoire, deux personnes seraient mortes après avoir été mordues. Mais depuis deux semaines, les personnes piquées par les araignées affluent par dizaines à l'hôpital de Sadiya. Certains ont même pris l'initiative d'amener les coupables avec eux. Une idée judicieuse puisque selon les observations, les arachnides n'appartiendraient à aucune espèce répertoriée jusqu'ici. "On a d'abord pensé à une farce mais il y a eu ensuite un grand nombre d'habitants piqués par cette espèce particulière", a témoigné un vieux sage du village de Sadiya. Aujourd'hui, toute la région est sous alerte et une équipe de scientifiques a donc été déployée sur les lieux dirigée par L.R. Saikia, un scientifique du département de Sciences de la vie à l'université Dibrugarh.

"Nous avons inspecté les lieux et trouvé qu'elle (l'araignée) était semblable à une mygale mais nous ne sommes toujours pas certains de l'espèce", a déclaré ce scientifique cité par le quotidien Times of India. Mais "il s’agit d’une araignée très agressive, qui saute sur quiconque s’approche. Certaines victimes ont déclaré que les araignées étaient restées accrochées à eux après la morsure. Si c’est le cas, il va falloir y aller avec prudence. Les chélicères et les crochets de cette créature sont très puissants, mais il est trop tôt pour la déclarer ‘araignée tueuse’. Nous analysons son venin pour évaluer sa toxicité".

Une espèce importée par accident ?

En effet, les deux personnes décédées ayant été rapidement incinérées, les scientifiques ignorent si elles ont été victimes du venin ou d'une réaction allergique. Pour combattre ces arachnides, plusieurs mesures ont été envisagées et notamment l'injection d'insecticide DDT. Néanmoins, l'espèce restant non identifiée, pour l'heure, les autorités se sont contentées de conseiller aux habitants de rester cloitrés chez eux en particulier la nuit.

Des spécimens de ces araignées ont été envoyés à des spécialistes de la Indian Society of Arachnology, dans l’Etat du Maharashtra afin de tenter de les identifier. Selon les scientifiques, il pourrait soit s'agir d'une nouvelle espèce, soit d'une espèce importée par accident. "Leur agressivité montre qu’elles ne sont pas habituées à l’Homme. On peut alors penser qu’elles ont été introduites accidentellement ou intentionnellement dans notre écosystème", souligne un expert sur place.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Mer 6 Juin 2012 - 18:51

Affamées, des centaines d'étoiles de mer périssent sur une plage du Japon.



Des centaines d'étoiles de mer ont été découvertes sur une plage du sud du Japon au mois de janvier dernier. Ces couronnes d'épines (Acanthaster planci) échouées n'ont pas pu rejoindre la mer, expliquent des chercheurs, parce qu'elles mourraient de faim.

Voraces et affamées, des centaines d'étoiles de mer ont succombé et ont été retrouvées en début d'année sur une plage du sud de l'archipel nippon. Au total, plus de 800 acanthasters pourpres (Acanthaster planci) ont été découvertes échouées sur une étendue de sable de seulement 300 mètres sur l'île d'Ishigaki, rapporte la BBC.

Cette importante population d'étoiles de mer a pour la première fois été observée en 2009. Des centaines de jeunes couronnes d'épines s'étaient alors massées sur le récif de corail de l'île, à la recherche de nourriture. Mais elles l'ont bien vite épuisé, et privé de l'alimentation nécessaire à leur survie. Il leur aura ainsi fallu trois ans pour parvenir jusqu'à cette plage où elles ont succombé.

"La pénurie de nourriture, les coraux, est une cause probable de cet échouage", explique Go Suzuki, un chercheur de la Fisheries Research Agency témoin de ce phénomène. Dans une étude publiée par la revue Coral Reefs, il affirme que le corail qui couvrait cette zone à 60% il y a quelques années a été décimé par les étoiles de mer, pour ne plus couvrir aujourd'hui que 1%.

Les couronnes se sont alors probablement déplacées lentement vers la plage, aidées par le courant, pour tenter d'y trouver une autre source d'alimentation. Le fait qu'elles aient péri sur le sable, et non dans l'eau, tend selon les chercheurs à prouver que les étoiles, lorsqu'elles ont enfin échoué sur le rivage, étaient trop affamées, et donc trop faibles, pour parvenir à regagner la mer.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Jeu 7 Juin 2012 - 10:59

Equateur : Une réserve privée d'oiseaux attire les touristes.



Après avoir longtemps traqué les oiseaux, un ancien chasseur n'attrape désormais plus que des touristes, venus les admirer dans un refuge qu'il a fondé en Equateur, un pays hébergeant près d'un sixième de toutes les espèces de la planète. En 2005, Angel Paz, un paysan de 47 ans, a changé son fusil d'épaule en s'apercevant que des touristes étaient prêts à venir du monde entier pour découvrir ces volatiles dans sa réserve privée située en pleine forêt tropicale, dans le localité de Nanegalito, à seulement 90 kilomètres au nord de Quito. «Avant je les chassais. Aujourd'hui, je les protège. Je leur donne à manger et eux ils me permettent de nourrir ma famille», confie ce petit homme d'origine indienne, capable d'imiter le son d'une centaine d'espèces différentes.

Six mois à peine après sa création, son refuge baptisé «La Paix des oiseaux» avait déjà attiré des touristes des Etats-Unis, d'Angleterre, du Canada, mais aussi du Japon ou d'Inde. En quelques minutes, le visiteur peut se retrouver entouré d'une vingtaine de colibris de tailles ou de couleurs différentes, dont certaines espèces très rares ou en voie d'extinction comme l'Érione à robe noire, de son nom savant eriocnemis nigrivestis, surnommé oiseau-mouche en raison de sa petite taille. «Un touriste voulait vraiment venir ici et quand il a fait le voyage et est arrivé, il n'en croyait pas ses yeux et il a fondu en larmes sous le coup de l'émotion», raconte Angel Paz.

Un tourisme lucratif

L'un de ses oiseaux préféré provient également d'une espèce menacée, la gralaria antpitta, qu'il a lui-même surnommé Shakira, en référence à la star colombienne de la pop, pour sa manière rythmée de remuer la queue. Dans cet espace de 25 hectares perché à 1.400 mètres d'altitude, l'ancien chasseur a réuni pas moins de 220 espèces d'oiseaux qu'il nourrit avec des fruits et des lombrics. Grâce à la variété de ses micro-climats, des forêts humides au sommet des Andes perpétuellement enneigé, le pays latino-américain est un gigantesque paradis pour les oiseaux, abritant quasiment la moitié de toutes les races de colibris du continent américain.

«Il existe en Equateur environ 1.600 espèces d'oiseaux, qui représentent 13% de la population des oiseaux dans le monde», explique à l'AFP l'ornithologue et guide Roberto Cedeño, qui a passé plus de vingt ans à observer les oiseaux. Le tourisme lié à l'observation des oiseaux est devenu un commerce de plus en plus florissant. Le coût d'un voyage à travers le pays pour découvrir les différentes espèces coûte en moyenne 2.500 dollars, billets d'avion non inclus. Les seuls services d'un guide spécial peuvent coûter jusqu'à 200 dollars par jour, un budget qui ne dissuade pas les passionnés d'oiseaux, notamment en Europe ou aux Etats-Unis, où les clubs d'ornithologues amateurs sont nombreux. «Les oiseaux sont des joyaux dans la forêt et il y a des gens qui, au lieu d'images, préfèrent collectionner les observations de ces trésors», assure Roberto Cedeño.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Jeu 7 Juin 2012 - 11:06

Pourquoi les moustiques ne se font pas écraser par les gouttes d'eau.

Vous ne vous êtes jamais demandé comment les moustiques pouvaient survire à des gouttes de pluies ? Non ? Et bien le New York Times apporte quand même la réponse : grâce à un poids très faible et a un exosquelette.

Une nouvelle étude, conduite par David L. Hu, un chercheur en biologie et en mécanique de l'Institut technologique de Géorgie, répond à la question. En réalité, les moustiques ne résistent tout simplement pas à l'impact, mais vont «avec la vague» :

«C'est comme faire de la boxe avec un ballon. Il n'y a aucun moyen de le faire exploser parce qu'il ne vous résiste pas du tout.»

Une question de poids


Ainsi, une simple goutte d'eau peut peser jusqu'à 50 fois le poids d'un moustique. Rapporté à taille humaine, une goutte d'eau de plusieurs tonnes laisserait peu de chance de survie à un homme.

Comme l'explique Nature, les moustiques pèsent en général 2 milligrammes et mesurent 3 millimètres de long, alors que avec 2 à 8 millimètres de diamètre, les gouttes de pluie sont similaires en taille, elles peuvent peser jusqu'à 100 milligrammes et plonger à une vitesse de 9 mètres par seconde.

Pour simuler une pluie en laboratoire, Hu et son équipe ont construit une boîte et une pompe qui pouvait délivrer des gouttes de 3 à 5 millimètres. Grâce à l'aide d'une caméra haute-vitesse, les chercheurs ont pu compiler sur un ordinateur les forces et accélérations en jeu lors de l'impact.

Le moustique, ce cerf-volant


D'après l'étude, environ 25% des gouttes d'eau tombent directement sur les moustiques. Dans ce cas, l'insecte est absorbé dans la goutte d'eau, mais en sort juste avant que celle-ci ne touche le sol. En fait les longues jambes et ailes de l'insecte le rendent «comme un cerf-volant avec une longue queue».

Les chercheurs prévoient déjà d’étudier les moustiques dans leur habitat naturel, mais aussi dans d’autres conditions climatiques comme le brouillard ou la grêle. Et d’après l'équipe, les moustiques pourraient servir comme modèle pour développer des petits robots aériens:

«Si vous rendez un robot, vraiment, vraiment petit, alors vous n’avez pratiquement rien à faire pour le faire survivre.»

L'étude est la preuve que les moustiques ne sont pas qu’une menace pour l’homme. Et cela, même si une espèce de ces insectes a été testée comme porteuse du virus du Nil mercredi 6 juin au Texas.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Jeu 7 Juin 2012 - 14:27

Plus d'un quart des crustacés d'eau douce sont menacés en France.

28% des 576 espèces de crustacés d'eau douce de France métropolitaine, précieux indicateurs de la qualité des eaux, apparaissent menacés, ont indiqué jeudi l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et le Muséum national d'Histoire naturelle. Les trois espèces d'écrevisses de métropole ont par exemple «vu leurs effectifs s'effondrer suite à la dégradation des rivières par les aménagements et la propagation d'une maladie mortelle, la peste des écrevisses», ont-ils souligné dans un communiqué.

En compétition avec des écrevisses américaines introduites, qui répandent cette maladie, l'Ecrevisse à pattes blanches est considérée comme «vulnérable», l'Ecrevisse à pattes rouges, «en danger» et l'Ecrevisse des torrents «en danger critique», trois niveaux de menace plus ou moins importants. Cet état des lieux a été mené dans le cadre de l'établissement d'une Liste rouge des espèces menacées pour la France.

Des indicateurs de la qualité des eaux

Les crustacés comprennent des centaines d'espèces méconnues (copépodes, ostracodes, amphipodes, branchiopodes...), souvent microscopiques, présentes dans les mares, lacs, rivières ou eaux souterraines. Ils jouent un rôle fondamental en tant que source d'alimentation importante pour les poissons, ou en contribuant «à filtrer l'eau et à contrôler la prolifération des algues», rappellent l'IUCN et le Muséum. Très sensibles aux pollutions chimiques, ils «sont donc des indicateurs de la qualité des eaux».

La démoustication des plans d'eau menace un petit crustacé très rare, Chirocephalus spinicaudatus, classé «En danger critique». D'autres crustacés rares sont menacés en raison de l'accroissement des prélèvements d'eau pour les activités humaines ou l'urbanisation. Concernant les trois écrevisses de métropole, des actions de sensibilisation sont déjà en cours pour protéger leurs milieux de vie ou réglementer leur pêche, rappellent les organismes. Ils appellent toutefois à «un renforcement de la protection des milieux naturels vis-à-vis des pollutions et des aménagements».
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Ven 8 Juin 2012 - 10:56

Un virus transmis par une mite décimerait les abeilles.



Le parasite pourrait être responsable des disparitions soudaines de millions d'abeilles constatées depuis quelques années dans les ruches.


Un virus très contagieux transmis par la mite parasite "Varroa" contribuerait à la propagation et probablement à la mort de millions d'abeilles dans le monde, selon des chercheurs américains et britanniques dont les travaux ont été publiés jeudi aux États-Unis. Cette mite, qui se nourrit du sang des abeilles au stade larvaire ou adulte, perce leur peau et déforme leurs ailes. En plus de la parasiter, celle-ci inoculerait un virus mortel à son hôte, directement dans son sang. Or les abeilles jouent un rôle essentiel pour la pollinisation de plusieurs récoltes de fruits et légumes aux États-Unis estimés de 15 à 20 milliards de dollars par an.

Cette étude, qui paraît dans la revue américaine Science datée du 8 juin, a été menée à Hawaii, où la fameuse mite a été introduite accidentellement il y a quelques années seulement, par des chercheurs de l'université de Sheffield (GB), de la "Marine Biological Association" et de l'université d'Hawaii. Celle-ci montre que le pathogène viral a accru sa fréquence parmi les abeilles dans les ruches de 10 à 100 %. Elle met aussi en lumière une réduction progressive de la diversité virale qui conduit à l'émergence d'une seule souche très virulente, comme si la mite l'avait "sélectionné".

La capacité de cette mite à bouleverser de façon permanente l'environnement viral des abeilles domestiques pourrait être un facteur dans le phénomène, aux origines toujours mystérieuses, dit de "colony collapse disorder", ou CCD, observé depuis 2005, marqué par la disparition soudaine dans les ruches de millions d'abeilles adultes. Un phénomène qui s'est produit aux États-Unis mais aussi en Europe.

Laboratoire grandeur nature.

Le CCD et les pertes excessives d'abeilles durant l'hiver pourraient ainsi s'expliquer par cette nouvelle souche de virus qui subsiste dans le corps des abeilles même après avoir retiré les mites. La mite Varroa (1,5 x 1 mm) vit sur la peau des abeilles, s'y reproduit et se nourrit de leur sang. L'arrivée et la propagation de cette mite sur l'ensemble des îles hawaiiennes ont offert une occasion unique, en 2009 et en 2010, de traquer les changements dans l'évolution de l'environnement viral de ces abeilles.

La mite facilite la dissémination des virus en agissant comme un réservoir viral et un incubateur. Les auteurs de l'étude notent toutefois que quatre des virus souvent liés à la disparition soudaine des abeilles dans les ruches n'ont pas été véhiculés par la mite Varroa à Hawaii. Cette nouvelle souche virale se transmet naturellement entre abeilles via leur nourriture ou au moment de se reproduire. Mais les mites font pénétrer ce pathogène directement dans le sang des abeilles quand elles se nourrissent, créant une nouvelle voie de transmission en évitant nombre de protections naturelles de l'abeille, précisent ces chercheurs.

Ce virus, qui compte seulement neuf gènes, est similaire dans sa structure au virus responsable de la polio chez l'humain. Le virus infecte de nombreuses abeilles qui montrent des difformités classiques de leurs ailes. Mais la vaste majorité des abeilles infectées n'ont aucun signe morphologique d'une infection. La souche virale dominante trouvée dans les grandes îles d'Hawaii est identique à celle trouvée dans d'autres régions du monde, ce qui indique que la situation à Hawaii est un miroir de ce qui s'est passé partout dans sur le globe.

Par ailleurs, fin mars, des études françaises et britanniques avaient révélé qu'un pesticide très utilisé dans le monde depuis les années 1990, le Thiamethoxam (famille des néonicotinoïde), est nuisible aux bourdons et abeilles en perturbant leur système nerveux.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Sam 9 Juin 2012 - 18:20

Australie : Les kangourous traqués la nuit dans les parcs.



Toutes les nuits depuis la fin mai, des Australiens parcourent les parcs nationaux aux alentours de Canberra, lampe-torche dans une main et talkie-walkie dans l'autre. Ils traquent des chasseurs chargés par le gouvernement d'abattre les trop nombreux kangourous. «Vous pouvez les voir?», chuchote nerveusement Fiona Corke dans son talkie-walkie. «Je les entends», répond un camarade de la Société australienne pour les kangourous, parvenu à l'intérieur de la réserve naturelle Crace, malgré les panneaux interdisant l'entrée.

Les kangourous trop nombreux

Tous deux sont membres d'une association opposée au «massacre» des kangourous géants près de Canberra (sud-est) qui se déroule depuis fin mai dans le cadre d'un programme approuvé par les autorités de l'Etat, dont l'objectif est l'abattage de plus de 2.000 bêtes. Le gouvernement estime que ces animaux menacent la biodiversité des réserves naturelles et que leur population doit être contrôlée. Des tireurs effectuent des tournées dans les neuf parcs de la région, la nuit, selon un agenda confidentiel afin de ne pas alerter les défenseurs des marsupiaux.

Carolyn Drew, qui milite au sein de l'association Animal Liberation, raconte que les activistes se rendent la nuit dans les parcs. «Si nous comprenons qu'il y a des tirs en cours, on court avec nos torches, en faisant du bruit», explique-t-elle. Les autorités mettent fin aux opérations de tirs en cas de présence humaine dans le parc. «Ils reviennent la nuit d'après et ils déploient la police pour nous empêcher d'entrer», ajoute-t-elle. Fiona Corke assure qu'on n'a aucune preuve sur les dégâts écologiques causés par les kangourous. «Ils font partie de cet environnement depuis des millénaires et ils ont le droit d'être ici», déclare-t-elle. Mais le directeur du service de Protection et des Parcs, Daniel Iglesias, estime nécessaire le contrôle de la population des kangourous géants, un marsupial très répandu dans le sud et l'est de l'Australie, au pelage gris et dont le poids atteint 60 kg et la taille 1,6 mètre pour le mâle.

Espèces rares en danger

Ces animaux n'ont pas de prédateur, ils abîment l'environnement et mettent en péril la survie de plusieurs espèces rares dont «le lézard rayé sans patte» (Delma impar) et «le dragon des pâturages sans oreille» (Tympanocryptis pinguicolla), deux espèces endémiques en Australie, selon lui. «Lorsque les Européens sont arrivés, les prédateurs tels que les dingos ou les tigres de Tasmanie ont disparu» de cette région, explique Daniel Iglesias. «Puis les prairies ont peu à peu remplacé les bois. Au fur et à mesure, sans prédateur et dans un habitat favorable, le nombre des kangourous n'a cessé de grimper».

Les autorités affirment qu'on doit avoir 1 à 1,5 kangourou par hectare afin de maintenir l'équilibre écologique. On compte actuellement six à sept bêtes par hectare dans certains parcs. «Au début de chaque année, on les compte. On compare le nombre avec ce qu'on juge bon pour l'environnement. La différence est le quota d'abattage», ajoute le responsable du service. Ces abattages se déroulent dans le cadre du Programme de gestion des kangourous sur le territoire de la capitale australienne, adopté en 2010. Ils obéissent à un code de pratique très strict, approuvé par la Société de protection des animaux d'Australie. «Ce sont des tireurs professionnels, spécialement entraînés pour tuer des kangourous. La façon la plus humaine de procéder est de leur tirer une balle dans la tête», déclare Daniel Iglesias.

Les opérations se font la nuit car c'est le moment où les kangourous sont le plus actif. L'abattage coûtera cette année plus de 200.000 dollars australiens (156.000 euros), soit 100 dollars par animal. Les autorités élaborent un programme permettant de réguler les populations via par exemple des contraceptifs. Mais la mise au point d'appâts empêchant la reproduction risque de prendre encore quelques années.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Dim 10 Juin 2012 - 16:10

Chez ces oiseaux, ceux au plumage rouge sont les plus agressifs.



Publiant leur étude dans Animal Behaviour, des chercheurs britanniques ont constaté que chez les diamants de Gould, de petits oiseaux australiens, ceux ayant une tête rouge sont plus agressifs. Un lien de cause à effet encore non élucidé.

Chez le diamant de Gould, un passereau australien très sociable, les poussins naissent uniformément brun-olive, puis, à la première mue, survenant au bout de quelques mois, certains acquièrent une tête noire et d’autres une tête d’un rouge brillant (ou, plus rarement, jaune). Et, curieusement, ces études ont suggéré que la couleur semblait liée au caractère de l’individu. Pour s’en assurer, des chercheurs de l'Université John Moores de Liverpool et du Royal Veterinary College ont procédé à certains tests comportementaux.

Dressant une mangeoire où un seul oiseau pouvait prendre place à la fois, ils ont constaté que les spécimens à tête rouge, plus agressifs, avaient tendance à évincer leurs congénères (de toutes couleurs) de façon ‘musclée’, tandis que les noirs s’éclipsaient. "Les oiseaux à tête noire restent à l'écart des oiseaux à tête rouge car ces derniers arborent une signalisation d’agressivité, ce qui prévient toute escalade du conflit", a expliqué Leah Williams, directrice de l’étude citée par la BBC.

Deuxième test : en exhibant la silhouette (en carton) d’un rapace près de la mangeoire, les chercheurs ont provoqué la fuite de tous les diamants de Gould, mais constaté que ceux à tête noire revenaient plus vite, manifestement plus enclins à prendre des risques. Ils se montraient également plus curieux envers les objets inconnus, comme des faisceaux de ficelles.

Rouge pour l’agressivité spontanée, noir pour la prise de risque ‘calculée’... : "notre idée est que leur couleur signale leurs tactiques comportementales", résume Leah Williams, dont l’équipe doit encore résoudre la question de savoir si c’est le caractère qui détermine la couleur, ou si c'est l’inverse...
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 11 Juin 2012 - 11:07

Une espèce de belette pensée disparue observée au pays de Galles.



On pensait l'espèce disparue au Pays de Galles, mais l'association The Vincent Wildlife Trust (VWT) se réjouit aujourd'hui de pouvoir le démentir. Des martres des pins, petits mammifères carnivores de la famille des mustélidés - et l'une des espèces les plus rares au Royaume-Uni, ont été observés dans la région.

Petit animal carnivore de la famille des belettes, la martre des pins est si rare aux Royaume-Uni qu'on la croyait disparue au pays de Galles. Autrefois très commune, cette espèce a été décimée. Toutefois, l'association The Vincent Wildlife Trust (VWT) vient d'annoncer une très bonne nouvelle, que rapporte le site de la BBC. Depuis quelques jours, elle a reçu des dizaines d'appels et de messages confirmant la présence de martres des pins, dont une quarantaine au seul pays de Galles. Les petits animaux carnivores ont été observés grâce à un programme mis en place par l'association autour de l'espèce.

Si une augmentation de la population des martres a été observée ces dernières années en Ecosse, les chercheurs craignaient qu'elle soit proche de l'extinction en Angleterre, et l'ONG People's Trust for Endangered Species a dans les années 1990 conclu à l'extinction de l'espèce au Pays de Galles. Aujourd'hui, "nous n'avons aucune idée de combien ils sont au pays de Galles, mais il existe des preuves qu'ils persistent dans de petites zones" explique Lizzie Croose, une porte-parole de VWT.

Aujourd'hui, chercheurs et défenseurs des animaux tentent de comprendre pourquoi l'espèce ne parvient pas à se reconstituer dans cette région du Royaume-Uni. La prolifération des renards, est toutefois évoquée. Les deux espèces ont le même régime alimentaire, et des recherches tendent à prouver que les renards pourraient s'attaquer de plus en plus aux martres pour limiter cette concurrence vis-à-vis de leurs proies. Néanmoins, la destruction de l'habitat des mustélidés est certainement une autre cause de leur disparition, alliée à la persécution dont ils ont été victimes pour leur fourrure, mais aussi parce qu'ils s'attaquaient aux gibiers à plumes et à leurs oeufs.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 11 Juin 2012 - 11:16

Les crotales, une morsure de plus en plus venimeuse ?



Avec le retour de l’été, les risques de morsures de serpent augmentent, prévient un expert américain en toxicologie, qui précise que le venin des serpents à sonnettes a tendance à gagner en toxicité au fil du temps.

Chaque année, 8.000 Américains environ sont mordus par des serpents venimeux, dont quelque 800 en Californie, qui abrite de nombreux crotales (ou serpents à sonnettes). "C'est le moment de l'année où nous voyons une augmentation des morsures de serpent. L’anti-venin est coûteux – environ 2 500 dollars le flacon", explique Richard Clark, directeur du Département de toxicologie médicale à l'Université de Californie de San Diego.

Celui-ci relève également : "Mais les patients peuvent avoir besoin d'une série d’injections, et les assurances ne couvrent pas toujours le coût du traitement". Des facteurs qui peuvent être à l'origine de nombreuses difficultés lors du traitement des personnes mordues par des serpents. De plus, grâce aux études, les scientifiques savent que les concentrations en toxines dans le venin de crotale varient avec la saison. Elles sont en général plus faibles en hiver, car le serpent est moins actif. Mais aujourd'hui, ils constatent aussi que ces fameuses concentrations augmentent globalement d’année en année.

"Nous ne savons pas vraiment pourquoi le venin est de plus en plus puissant. Certains spéculent que le monde moderne empiétant sur la nature, il serait question de ‘la survie du plus apte’ : peut-être que seuls les serpents les plus ‘forts’ – les plus venimeux – survivent", conclut Richard Clark sans pour autant confirmer cette hypothèse.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Mar 12 Juin 2012 - 10:47

Lémurien, mignon, mais… cannibale.



Il est mignon au point de porter officiellement ce nom en français. Le Microcebus murinus mérite sans doute ce qualificatif au vu des photos qui le représentent paisiblement perché sur une branche sans son milieu d’origine, la forêt de Kirindy, à l’ouest de Madagascar. Le chercheur Anni Hämäläinen, du département de sociobiologie et d’anthropologie de l’université de Göttingen, en Allemagne, a découvert une autre facette de ce primate dont les yeux globuleux pouvaient peut-être laisser craindre quelques pratiques inquiétantes. Il a publié le 23 mai 2012 un article sur ses travaux dans l’American Journal of Primatology.

C’est en suivant une femelle équipée d’une puce radio que le chercheur a découvert le pot aux roses. Il décrit sa traque à la première personne dans un style rappelant celui du roman noir. Jugez plutôt :

“Dans la soirée du 27 octobre 2010, je suivais cinq individus dont une femelle âgée (ID 374B, née en 2003). Lors d’un observation réalisée à partir de 19h25, l’individu 374B s’était déplacé de 50 mètres par rapport au lieu où elle dormait. Elle se trouvait alors hors de vue dans un fourré de lianes et ne fut aperçue que deux fois pendant son déplacement. L’individu 374B était encore invisible à 20h53 et ne put être localisé qu’à approximativement 30 mètres du lieu de la précédente observation grâce à la réception des signaux radio [provenant de la puce dont il était équipée]. En tentant une nouvelle observation à 21h52, je l’ai découverte à peu près à l’endroit qu’elle occupait une heure auparavant. Mais, cette fois, j’ai pu voir le reflet du collier et me suis approché à 10 mètres de distance. J’ai alors constaté qu’elle était morte et que son corps avait été dévoré par un congénère mâle.

La carcasse était pendue à tête vers le bas, accrochée à une branche située à 1,5 mètre de hauteur. Au moment de la découverte, le corps avait été déchiré et ouvert et les organes vitaux avaient déjà été mangés. La tête avait également été brisée et le cerveau consommé. La mort était récente puisque l’individu avait été repéré en mouvement peu avant et que la raideur cadavérique n’était pas encore apparue. Lorsqu’il a été découvert, le mâle cannibale mordait avec acharnement la moelle épinière saillante et il a continué à se nourrir du corps (colonne vertébrale, cage thoracique et chairs) pendant environ 20 minutes. Après son départ, j’ai recueilli la cadavre et l’ai rapporté au camp où un vétérinaire a pratiqué une autopsie le lendemain matin. Cette autopsie n’a pas apporté d’éléments supplémentaires sur la cause de la mort ou sur l’état de santé de l’animal du fait de l’absence des organes vitaux “.

Anni Hämäläinen note que, si la cause de la mort du lémurien ne peut être déterminée, il est probable qu’il a été victime d’un prédateur, comme le corps accroché à la végétation le laisse penser. Pour autant, le lémurien cannibale n’est guère suspect d’être aussi le meurtrier. En effet, les femelles lémurienes adultes dominent en général les mâles de leur espèce et peuvent les chasser lorsqu’ils s’approchent. Le coupable devrait donc être d’une autre espèce. Mais alors, comment comprendre que le prédateur ait abandonné sa proie ? “La question reste ouverte”, conclue le chercheur qui poursuit ensuite son analyse des possibles prédateurs de la lémurienne mignonne 374B. Encore une affaire classée digne de Cold Case…

Pour Anni Hämäläinen, il s’agit de la première observation d’une pratique cannibale dans cette espèce ainsi que la première communication sur un cannibalisme pratiqué sur un adulte par un primate non humain. En effet, le cannibalisme a été observé chez d’autres primates, comme les chimpanzés, les bonobos, les orang-outans, plusieurs espèces de singes et même chez les gorilles. Mais leur cannibalisme est toujours pratiqué sur des nouveaux-nés ou des jeunes. Jamais sur des adultes. Ainsi, en matière de cannibalisme, le lémurien mignon est le primate le plus proche de l’homme.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Mer 13 Juin 2012 - 19:14

Deux tortues se séparent après 115 ans de vie commune.

L'un des plus vieux couples d'animaux au monde ne finira pas ses vieux jours ensemble. Bibi a quitté Poldi.

Après 115 ans de vie commune, Bibi et Poldi font désormais cage à part. Au grand désarroi du personnel du zoo de Klagenfurt, en Autriche. Cette séparation inattendue sonne comme un coup de semonce, car ces deux-là avaient battu tous les records de "vie à deux". Nées en Suisse la même année, les deux tortues géantes ont dès le départ partagé le même enclos pour ne plus se quitter. "Elles ne peuvent plus se voir. C'est extrêmement rare qu'après autant d'années des animaux en tandem se séparent", a expliqué Helga Happ, la directrice du zoo, au site Austria Times.

Violences conjugales
.

Alors, que s'est-il passé pour que la romance prenne l'eau ? Un beau jour, Bibi, la femelle, s'en est violemment pris à son partenaire, mordant sa carapace au point de lui en casser un morceau. Cet épisode aurait pu rester un accident de parcours, mais Bibi a récidivé, à plusieurs reprises. Le personnel n'a pas eu d'autre choix que de séparer le couple pour la première fois. Car si les deux reptiles semblent inoffensifs, ils représentent tout de même un réel danger pour l'autre : avec leurs 100 kilos, ces tortues ont une tête en forme de corne et une mâchoire très puissante qui peuvent gravement blesser, voire tuer.

Pantois, le personnel du zoo a fait appel à des experts pour tenter de les réconcilier et essayer toutes les solutions possibles : nourriture aphrodisiaque, incitation à jouer toutes les deux, discussion pour tenter de les convaincre de changer d'avis... Sans succès. Bibi ne veut plus passer ses journées au côté de son mâle. Avec une espérance de vie de 150 à 200 ans, les deux tortues ont toujours le temps de se réconcilier ou de trouver un(e) autre partenaire...
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Jeu 14 Juin 2012 - 4:04

115 ans ça fait rèver
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Jeu 14 Juin 2012 - 16:30

Le yaourt booste la libido des souris.



Des chercheurs américains ont découvert par hasard que les probiotiques avaient tout d'un super viagra, du moins pour les rongeurs...

Il est des découvertes inattendues tant du grand public que des scientifiques eux-mêmes... C'est le cas de celle faite par deux chercheurs du très sérieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Susan Erdman, biologiste spécialiste du cancer, et Éric Alm, généticien, s'employaient à étudier l'impact de la malbouffe mais aussi des probiotiques (notamment présents dans le yaourt) sur la prise de poids liée à l'âge, lorsqu'ils ont constaté l'effet "booster" de ces derniers sur la virilité des souris mâles.

Dans le cadre de leurs travaux publiés dans Scientific American, ces scientifiques ont soumis un groupe de 80 rongeurs, 40 mâles et 40 femelles, à deux régimes alimentaires distincts. Les uns (20 de chaque sexe) ont suivi un régime équilibré tandis que les autres se sont vu exclusivement proposer des aliments riches en graisse, pauvres en fibres et en nutriments, simulant la malbouffe. Enfin, pour tester l'impact des probiotiques, la moitié de chacun des deux groupes a, en plus, été nourrie d'onctueux yaourts à la vanille.

Une démarche plus virile.


Une première interrogation surgit à la vue du pelage des souris mangeuses de yaourt, dense et incroyablement brillant. Mais surtout, la démarche des rongeurs mâles a changé. Ils semblent à présent rouler des mécaniques ! Intrigués par ces phénomènes étranges, les chercheurs procèdent alors à quelques tests complémentaires. Résultat ? L'activité des follicules pileux du groupe est dix fois supérieure aux autres, mais surtout les testicules des individus mâles se révèlent 5 % plus lourds que ceux des souris privées de yaourt et jusqu'à 15 % plus lourds que ceux des rongeurs soumis au régime "junk food". Et ce n'est pas tout...

En poursuivant l'étude, les chercheurs constatent également que les souris mangeuses de yaourts sont plus promptes à se reproduire. D'une part parce que les mâles fécondent plus rapidement les femelles, mais aussi parce que ces dernières donnent naissance à de plus grandes portées. Par la suite, elles s'avèrent en outre plus habiles dans le sevrage de leurs petits.

Susan Erdman et Éric Alm pensent que ces effets bénéfiques sur la sexualité et sur la fertilité des souris découlent du fait que les probiotiques du yaourt les maintiennent plus minces et en meilleure santé. Des études seront toutefois encore nécessaires pour affiner le processus. Et avant d'échanger viagra contre yaourt vanille, il faudra encore démontrer que ces résultats valent aussi pour l'homme. Quoique, à l'évidence, nous ayons tout intérêt à troquer nos hamburgers contre quelques-uns de ces produits laitiers...
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Jeu 14 Juin 2012 - 20:08

C'est vraiment génial et intéressant toutes ces informations. Il m'en reste à lire mais j'aime beaucoup.


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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Ven 15 Juin 2012 - 4:24

assez ètonnant en fait
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Sam 16 Juin 2012 - 18:26

Naissance de deux chatons viverrin au zoo de Washington.

Le parc zoologique national de Washington (Smithsonian National Zoological Park), aux Etats-Unis, célèbre la naissance de deux petits chats viverrin. Un espoir pour cette espèce hautement menacée.

C’est une grande première. Les efforts menés par le parc zoologique national de Washington pour faire reproduire des chats viverrin, une espèce menacée, ont enfin abouti. Electra, une femelle de 7 ans, a donné naissance le 18 mai à deux chatons viables et aujourd’hui en bonne santé. Les petits, de plus en plus indépendants devraient bientôt recevoir leur première série de vaccins.

Cette initiative, s’inscrit dans un programme d’étude consistant à mettre en évidence les facteurs stimulant la reproduction dans le but de sélectionner les partenaires adaptés. Pour Electra, deux mâles ont été choisis selon des critères génétiques, sociaux, de caractère et de santé globale. Toutefois, seulement un seul d’entre eux, Lek, est parvenu à féconder la femelle (l’autre n’ayant obtenu aucun signe d’intérêt de sa part).

Les deux chatons nourrissent déjà l’espoir des professionnels du parc de par leur génome peu représenté dans la population captive des chats viverrin. Cette caractéristique pourrait les faire devenir dans le futur, de bons partenaires de reproduction. "C'est très gratifiant que nos efforts aient porté leurs fruits", confit le directeur Dennis Kelly dans un communiqué. Il poursuit : "L'avenir de leurs cousins ​​sauvages est très incertain, et il est impératif de faire tout notre possible pour assurer leur survie".

Une espèce menacée par la pollution des eaux et l’élevage de crevette.


Le chat viverrin, ou chat pêcheur est une espèce endémique de l’Inde et de l’Asie du Sud. On le trouve généralement sur les berges des fleuves où il chasse poissons, grenouilles, oiseaux aquatiques et autres petits animaux marins. Ses pattes légèrement palmés font de lui un prédateur très agile en milieu aquatique. Malheureusement, son habitat est de plus en plus menacé par les braconniers, la pollution des eaux et les élevages de crevettes qui investissent de plus en plus de surfaces.

Les populations de chat viverrin sauvages ont diminué de moitié au cours des 18 dernières années, incitant l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à reconsidérer le statut de l'espèce qui est passé de la catégorie "Vulnérable" à "En danger" en 2008.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Dim 17 Juin 2012 - 12:35

Les papillons femelles sont attirées par les mâles sur-colorés.



Publiant leurs travaux dans PNAS, des chercheurs américains ont montré que les femelles de papillon apprenaient très vite à préférer les mâles dont les ailes arborent des décorations excédentaires par rapport à la norme : une porte ouverte à l’évolution morphologique, chez des insectes qu’on pensait ‘programmés’.

Chez les papillons de l’espèce Bicyclus anynana, le mâle possède normalement 2 taches colorées brillantes sur les ailes antérieures – ce qui attire les femelles. Pour savoir comment ces dernières réagiraient à des motifs différents, les chercheurs du Département de biologie évolutive et d’écologie de l’Université Yale (Connecticut) se sont livré à des expériences.

Durant 3 heures, ils ont mis quelques-unes d’entre elles en présence de mâles ‘sur-décorés’, à 4 taches, et d’autres en présence de mâles ‘sous-décorés’, à une ou zéro tache. Puis ils ont confronté les femelles de ces 2 lots à des mâles normaux, à 2 taches. Résultats : vite conquises par les papillons aux taches surnuméraires, les premières boudaient ensuite les prétendants ‘classiques’ à 2 taches ; tandis que les secondes, peu séduites par les mâles aux couleurs ternes, conservaient leur attirance pour le modèle ‘standard’ à 2 taches.

"Il y a une tendance dans ce que ces femelles apprennent, et ce qu’elles apprennent, c’est que l'ornementation supplémentaire, c’est mieux !", explique Antonia Monteiro, auteur principal de l’étude cité par Science Daily. "Ce qui nous a surpris, c’est de voir que les femelles ‘apprennent’ cette préférence après avoir été en présence de mâles durant une très courte période seulement. Le mâle n’a pas eu à leur faire la cour ni à s'engager dans un comportement tape-à-l’œil. (…) Ce que nous avons trouvé est un mécanisme jusque-là inexploré pour influencer l'évolution de la diversité morphologique", conclut sa collègue Erica L. Westerman.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Dim 17 Juin 2012 - 16:09

Un embryon de raie manta échographié.



En pratiquant une échographie sur une raie manta attendant un petit, des chercheurs ont pu observer un embryon. Ils ont ainsi réussi à comprendre comment les animaux marins parviennent à s'oxygéner lorsqu'ils sont dans l'utérus de leur mère, sans cordon ombilical ni placenta.

Comme nombre d'espèces de requins et de raies, la raie manta est ovipare. Ses oeufs éclosent dans l'utérus de la mère où les embryons continuent de se développer, sans cordon ombilical ni placenta, contrairement aux mammifères. Ce phénomène intrigue les chercheurs depuis plusieurs années, mais une équipe japonaise a réussi à lever une part du mystère en réalisant une échographie d'une raie manta.

Dans une étude publiée par Biology Letters et rapportée par Futura Sciences, cette équipe explique qu'elle s'intéressait à la reproduction de l'espèce à l'Okinawa Churaumi Aquarium, quand un pêcheur ayant capturé une raie dans ses filets l'a contactée. En pratiquant une échographie, les chercheurs ont découvert un embryon en bonne santé, et ont constaté qu'il ouvrait et fermait la bouche de façon très régulière.

Grâce à des enregistrements vidéo, ils ont alors observé que le petit aspirait du liquide intra-utérin oxygéné avant de l'envoyer vers ses branchies puis de l'expulser par le spiracle, ou évent, la première fente branchiale vestigiale située derrière l'oeil de l'animal. Beaucoup d'espèces de poissons respirent de cette façon. Mais les raies, elles, ne la conservent pas lorsqu'elles sont adultes. Elles ouvrent en effet simplement la bouche quand elles nagent.

Un nouveau-né en bonne santé.

C'est la première fois que ce phénomène est observé chez ce poisson cartilagineux également appelé diable des mers. Mais il est déjà connu chez certaines espèces de requins qui une fois libérés dans le milieu marin continuent à se développer dans des oeufs.

Quant au petit observé dans l'utérus de sa mère, il est né huit mois après avoir échographié. D'une envergure de deux mètres, il pesait à la naissance 50 kilos. A l'âge adulte, la raie manta peut atteindre neuf mètres d'envergure et un poids de trois tonnes.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Dim 17 Juin 2012 - 19:44

Les serpents utilisent leurs écailles pour grimper aux arbres.

Deux chercheurs, Tim Nowak et Hamidreza Marvi ont étudié des serpents des blés afin de comprendre comment ceux-ci parviennent à grimper sur les arbres. Leur étude suggère que les reptiles utilisent leurs écailles pour réaliser cette remarquable performance.

Démunis de pattes, les serpents ont dû faire preuve d'imagination pour parvenir à grimper dans les arbres. Une nouvelle étude, dirigée par deux chercheurs Tim Nowak et Hamidreza Marvi, suggère que les écailles qui couvrent leur corps sont la clé d'une telle performance. En les bougeant à l'aide des muscles, celles-ci offrent en fait l'impulsion et une prise idéale pour avancer le long de l'écorce sans tomber.

Pour en arriver à de tels résultats, les chercheurs ont observé des serpents des blés (Pantherophis guttatus) grimper le long de plans inclinés jusqu'à 60 degrés de l'horizontale. Les conclusions, publiées cette semaine dans la revue Royal Society Interface, révèlent une étonnante capacité des reptiles à doubler leur surface de frottement entre le corps et l'arbre, grâce au contrôle actif de leurs écailles. Pour ce faire, les serpents poussent sur les parois du tronc couvert d'écorce grâce aux muscles de leurs corps, tout en pointant leurs écailles vers l'extérieur. Cette orientation leur fournit un "revêtement cutané" idéal pour assurer leurs prises sur la surface rugueuse.

A partir de là, une partie de leur corps se propulse à l'aide d'une série d'extensions et de contraction tandis qu'une autre reste ancrée pour assurer la sécurité du déplacement. Les chercheurs espèrent désormais que ces nouvelles informations puissent être utilisées afin de concevoir un robot rampant destiné à la recherche et le sauvetage. En recréant les propriétés naturelles des écailles des serpents sur un prototype automatisé, celui-ci pourrait être utilisé sur des terrains complexes comme les décombres d'un bâtiment par exemple.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 18 Juin 2012 - 9:43

L'anxiété altère l'instinct paternel de la souris mâle.



Publiant leur étude dans Physiological and Biochemical Zoology, des chercheurs américains ont montré expérimentalement que chez la souris de Californie, l’anxiété inhibe dans une certaine mesure l’instinct protecteur des jeunes mâles envers les souriceaux, alors que le statut social de l’individu n’entre pas en ligne de compte.

C'est un phénomène intéressant qu'ont mis en évidence des chercheurs de l'Université de Californie à Riverside. Chez la souris de Californie, les pères expérimentés sont connus pour être protecteurs et attentifs envers les souriceaux – allant jusqu’à protéger les rejetons d’autres mâles. En revanche, les jeunes mâles vierges ont un comportement beaucoup plus variable face à un bébé de leur espèce, allant de l’instinct paternel à l’infanticide, en passant par l’indifférence. Pour en comprendre les raisons, l’équipe de Trynke de Jong a procédé à quelques expériences.

Tout d’abord, 12 mâles vierges ont été enfermés 2 par 2, dans 6 cages. Dans un premier temps, l’observation des comportements au sein de chaque paire a permis de déterminer lequel des 2 occupants était plutôt dominant (celui-ci accaparant la nourriture et marquant tous les points de la cage de son urine) et lequel était plutôt dominé. Dans un second temps, un souriceau a été introduit dans chaque cage.

Résultats : contrairement à ce qui se passe chez d’autres rongeurs – comme la gerbille de Mongolie, dont le mâle vierge dominant est plus enclin à tuer les très jeunes –, chez la souris de Californie, le statut social ne semble pas influer sur le comportement ‘paternel’ (ou non) de chaque mâle adulte vierge. En revanche, l’anxiété, décelable grâce au taux de vasopressine – l’hormone du stress – dans le cerveau et par l’absence de marquage urinaire, semble fréquemment associée à une carence d’instinct protecteur.

"Nos résultats appuient la théorie selon laquelle la vasopressine peut modifier l'expression du comportement paternel en fonction de l'état émotionnel de l'animal", conclut Trynke de Jong, qui estime que ceci pourrait faire la lumière sur le rôle du stress dans les soins paternels chez les autres mammifères, y compris les humains.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 18 Juin 2012 - 9:47

Les chiens ont vraiment des âmes de 'consolateurs'.

Rapportée par le DailyMail, une étude expérimentale britannique montre que les chiens, dans leur grande majorité, ont tendance à aller lécher une personne qui pleure – leur maître aussi bien qu’un étranger – bien plus qu’une personne qui parle ou qui marmonne.

Si, pour les amoureux des chiens, les vertus de ‘consolateurs’ de nos compagnons à quatre pattes ne font pas de doute, le Dr Deborah Custance et Jennifer Mayer, du Département de psychologie de l'Université Goldsmiths de Londres, ont voulu en savoir plus. Par séquence de 20 secondes, elles ont ainsi mené une petite expérience. Elle ont mis un par un, 18 chiens de races et d’âges variés en présence d’humains – leur maître d’abord, puis une personne inconnue – qui faisaient tour à tour semblant de pleurer, de marmonner et de parler.

Résultats : presque tous les chiens ont spontanément reniflé et léché les ‘pleureurs’ – une attitude de soumission propre à réconforter–, prêtant en revanche peu d’attention aux humains qui marmonnaient, et aucune à ceux qui parlaient. "Le marmonnement, (…) un comportement relativement nouveau, aurait pu être susceptible de piquer la curiosité des chiens. Le fait que ceux-ci aient différencié pleurs et marmonnements indique que leur réponse aux pleurs n'était pas purement motivée par la curiosité. Au contraire, les pleurs ont été porteurs de plus de sens émotionnel pour les chiens et ont provoqué globalement une plus forte réponse que les marmonnements ou les paroles", explique le Dr Deborah Custance.

"Si l’approche des chiens, lors des épisodes de ‘pleurs’, était motivée par une quête de réconfort auto-orientée, ils auraient été plus susceptibles de régir avec (…) leur propriétaire, plutôt qu’avec un étranger. Aucune préférence de ce genre n’a été observée. Les chiens ont approché ceux qui pleuraient indépendamment de leur identité. Donc, ils ont répondu à l'émotion de la personne, et non à leurs propres besoins, ce qui suggère un comportement d’offre de réconfort ressemblant à de l’empathie", complète Jennifer Mayer.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Lun 18 Juin 2012 - 19:43

Des lions vagabonds en pleine capitale kenyane.

Avec l’expansion des villes, les lions et autre animaux sauvages perdent de plus en plus de territoire, au point que certains félins se retrouvent parfois en pleine ville. C’est notamment le cas à Ngong Hills, près de Nairobi, la capitale kenyane.

Aujourd’hui Nairobi, la capitale kenyane, abrite quelque trois millions d’habitants. Or, à sept kilomètres des tours de bureaux du centre-ville, le Parc national de Nairobi n'est délimitée que par une simple clôture. Cette zone de 117 kilomètres carrés (un peu plus grande que Paris intra-muros) est le territoire des félins sauvages, buffles ou rhinocéros qui y vagabondent librement. Il est ainsi parfois surprenant d’observer des girafes arpentant une vaste savane avec des gratte-ciel en arrière-plan.

Le problème, c’est que les animaux ignorent cette limite. Excepté côté ville, le Parc est totalement ouvert ce qui permet la migration annuelle des zèbres et des gnous, notamment. Ceux-ci se déplacent alors hors du Parc suivis par les félins carnivores en quête de proies. Mais avec l'urbanisation galopante la ville et les hommes se retrouvent tout proches de ces animaux. "Si l'on ne met pas en place des couloirs formels pour les animaux sauvages, le Parc national de Nairobi va devenir une île, un énorme zoo fermé", prévient Nicholas Oguge, président de la Société d'Ecologie pour l'Afrique de l'Est et professeur à l'Université de Nairobi cité par l'AFP.

"Les incursions de plus en plus fréquentes [de lions dans la ville] font augmenter le risque" d'attaques contre des humains, même si elles n'ont visé jusqu'ici que des chiens, explique Francis Gakuya, vétérinaire en chef du Service kényan de la Faune (KWS). Et les félins ne se laissent pas encore prendre au piège des cages à appâts. Ainsi, une lionne a dû être abattue par les garde-forestiers du KWS, qui n'ont pas eu le temps de l'anesthésier avant qu'elle ne les attaque. En mai, une autre lionne avait été capturée dans Karen, le quartier chic de la ville. Depuis, elle a réussi à s'échapper et a sans doute rejoint le Parc.

80% des territoires historiques aujourd'hui perdus par les lions.

Le KWS a récemment appelé les habitants des quartiers qui le jouxtent à la vigilance "car il est possible que plus d'un lion soit sorti du Parc". "Les lions peuvent se cacher au point d'être invisibles dans les herbes hautes. C'est effrayant de penser qu'ils peuvent être tapis à proximité, prêts à bondir", s'inquiète une résidente qui vit non loin de l'endroit où des lions ont récemment été capturés. "Les lions respectent et craignent les hommes et cherchent à s'en écarter", rappelle Luke Hunter, président du groupe Panthera de protection des félins sauvages. Mais "avec l'urbanisation de zones importantes pour les lions, les humains et les lions vont se mélanger de plus en plus [ ... ] et de ce mélange, le lion sort inévitablement perdant".

Selon les défenseurs de la nature, la protection de la faune sauvage ne fait pas partie des priorités de la municipalité. Ainsi, à travers l'Afrique, les lions ont perdu plus de 80% de leurs territoires historiques et "le Parc national de Nairobi est une image en réduction de ce qui ce passe ailleurs", regrette M. Hunter. Les responsables de KWS et d'autres organisations de protection de l'environnement ont pris le problème à bras le corps et travaillent à l'établissement de couloirs protégés pour la faune sauvage, notamment en référençant les principaux itinéraires suivis.

"La difficulté est que toute la terre au sud de Nairobi appartient à des gens", explique Paul Mbugua, le vice-directeur de KWS et créer des couloirs protégés est plus compliqué que de simplement tracer une ligne sur une carte.
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MessageSujet: Re: Actus sur les animaux. Mar 19 Juin 2012 - 9:58

Israël : un bébé rhinocéros blanc pointe le bout de son museau.



Un petit rhinocéros blanc est né vendredi dernier au zoo de Ramat-Gan, près de Tel-Aviv, en Israël. Cette naissance en captivité est qualifiée d'"extrêmement rare" par les responsables de l'établissement. Un heureux événement, à l'heure où les activités de braconnage de rhinocéros sont vivement dénoncées.

Le petit rhinocéros blanc tient déjà sur ses jambes. Il chancelle, vacille, puis se met à trottiner, quelques heures après sa naissance. Les responsables du parc zoologique de Ramat-Gan proche de Tel-Aviv en Israël, sont émus : l'événement est rarissime. "Nous n'avons pas encore donné de nom au nouveau-né […]. Jamais avant la circoncision !" (que les Juifs pratiquent rituellement huit jours après la naissance), plaisante Netta Guetta, responsable du département des animaux africains au zoo, interrogée par l'AFP.

Tanda, la mère du petit, 2 tonnes et 20 ans, est originaire d'Afrique du Sud. Il y a six ans, elle avait déjà mis au monde un petit Tibo, né lui aussi au zoo de Ramat-Gan. Mais ce genre de naissances se fait de plus en plus rare dans un contexte particulièrement difficile. Menacé d'extinction, le rhinocéros blanc ne compte plus que 10.000 individus de son espèce. Sa corne est en effet un objet de braconnage recherché particulièrement en Asie où on lui prête de nombreuses vertus mais aussi des propriétés aphrodisiaques.

En mai dernier, cinquante-sept affaires de braconnage, impliquant plus de 160 suspects étaient jugées devant les tribunaux sud-africains. Crime organisé, corruption, usages de faux permis de chasse, ventes d'armes illégales, les chefs d'inculpation dépassent le simple cadre du braconnage. Depuis le début de l'année, plus de 200 rhinocéros ont été tués en Afrique du Sud. Au bout de la chaîne, le Vietnam est le principal marché sur lequel se vend la corne à prix d'or. L'une des têtes du réseau, le Thaïlandais Chumlong Lemtongthai, a été entendu lors de son audience le 14 juin dernier.

D'après les autorités sud-africaines, il aurait acheté les cornes 65.000 rands (plus de 6.000 euros) le kilo. Le juge de Pretoria a renvoyé le procès au 5 novembre 2012, laissant ainsi à la défense le temps nécessaire pour récolter les preuves, et jugeant que les chefs d'accusation étaient trop importants pour prendre une décision à la hâte. Nul doute donc que la naissance du petit rhinocéros blanc du zoo israélien est une réelle bouffée d'air frais dans la lutte contre le braconnage.
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Actus sur les animaux.

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