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L 'épiphanie et son origine

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amipolyne
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MessageSujet: L 'épiphanie et son origine Dim 5 Jan 2014 - 9:15



Longtemps, le 6 janvier (Epiphanie) fût plus important que le jour de Noël.

Comme beaucoup de fêtes chrétiennes, la date de l'Epiphanie correspond à l'origine à une fête paienne.

Autrefois, les Romains fêtaient les Saturnales.
Ces fêtes duraient 7 jours et tout était autorisé.
A cette occasion, les soldats tiraient au sort, grâce à une fève, un
condamné à mort qui devenait "roi" le temps des réjouissances.
Une fois les Saturnales achevées, la sentence était exécutée.

On avait également pris l'habitude d'envoyer des gâteaux à ses amis. Sous l'ancien régime, on l'appela "gâteau des rois" car cela tombait en pleine période des redevances féodales et il était d'usage d'en offrir un à son seigneur.

Puis le concordat de 1801 a fixé la date de l'épiphanie au 6 janvier.
Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition".

Célébrée le 6 janvier, cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages.

Ce jour est aussi celui du premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du Christ.
Dès le Ve siècle, l'Eglise donna une importance considérable à cet
événement.
Pendant des siècles les chrétiens d'Orient célébrèrent la Nativité le jour de l'Epiphanie. Les Arméniens du Caucase le font encore aujourd'hui.
Au Ier siècle il fut déjà décidé de donner primauté à la naissance du Christ plutôt qu'à l'Epiphanie

Dans de nombreux villages, on allume encore les "feux des rois" rappelant ceux qui, dit la légende, brûlèrent cette nuit-là à Bethléem pour cacher l'Étoile au roi Hérode.

En Espagne, c'est le jour de l'Epiphanie que les enfants recoivent les cadeaux et non à Noel.
On profite de ce "Jour des 3 Rois" pour échanger les cadeaux de Noël
puisqu'originellement, ce sont les rois mages qui apportèrent des
présents 12 nuits après la naissance de l'enfant Jésus.

Pour cette occasion, on confectionne un pain en forme de couronne parfumé de zestes de citron et d'orange, brandy et eau de fleur d'oranger, décoré de fruits confits et d'amandes effilées.

On y glisse une pièce d'argent, une figurine chinoise ou un haricot sec.
La galette des rois, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle.
La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une.
Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.


LES ROIS MAGES

Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem.

L'Épiphanie commémore la visite des trois rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar venus porter les présents à l'enfant Jésus,qu'ils appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ".

Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens.

L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure.
On les dits savants, riches mais errants.
Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire qui enveloppe Noël.
MELCHIOR venait de Nubie, c'est le plus âgé des trois, il apporte de l'or, symbole royal.
BALTHAZAR apporte de la myrrhe, symbole sacerdotla.
C'est une sorte de gomme produit d'un arbre en Arabie, le balsamier,utilisée dans la préparation cosmétique et en pharmacie.
GASPARD le plus jeune apporte de l'encens, symbole prophétique, c'est une résine dégageant un parfum lorsqu'on la fait brûler.

Dans l'Evangile de Matthieu 2:1-12, qui ne mentionne pas leurs noms, ils sont présentés comme des riches personnages ayant visité l'enfant Jésus à Bethléem en Judée au temps du roi Hérode. (L'Evangile de Luc 2:15-21 ne parle pas des mages ; par contre, il mentionne la visite des bergers.)

Les rois mages, furent d'abord représentés comme des Perses.
Un manuscrit grec, traduit en latin, révèle leurs noms, qui, plus tard, furent légèrement déformés et devinrent : Balthazar avec la peau cuivrée,
Gaspard avec la peau foncée, et Melchior avec la peau blanche.
De même, on les fera paraître l'un imberbe, l'autre moustachu et le troisième barbu, leur attribuant ainsi les trois âges de la vie.

Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin.
Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.
Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.

Origine de la fève et de la galette

La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains.
C'est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins. Au début de Janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen
d'une fève. Si la tradition est d'origine religieuse, elle est devenue
une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse
galette.
Celui qui trouvera la fève sera couronné roi ... et choisira sa reine.
En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait
former un couple "d'occasion" en mettant dans la galette une fève et un
petit pois.

La part du pauvre

La première part est toujours la "part du pauvre", la "part de Dieu et de la Vierge" et elle était désignée par le plus jeune enfant de la
famille.
Il y avait aussi la part des absents - le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n'était pas rentrés.
La part était rangée dans la huche jusqu'à leur retour, une façon tendre de dire "on a pensé à vous". S'il se gardait longtemps, sans s'émietter et sans moisir, c'était un bon présage.

Les coutumes françaises

En Franche-Comté, les enfants se déguisaient en Roi mage et portait
ceinture dorée sur une chemise constellée d'étoiles.
Ils allaient de porte en porte en chantant et en agitant des sonnettes réclamer leur part.
Les filles à marier ne manquaient pas le soir d'adresser une prière :
Afin de voir en mon dormant
Celui que j'épouserai de mon vivant"

En Basse Bretagne, c'est un pauvre tirant un cheval orné de buis et de laurier qui s'arrête de porte en porte pour recueillir la part des
pauvres.

En Franche-Comté, c'est la galette de goumeau qui peut peser
jusqu'à 150 kilos qu'on appelle aussi galette de goumeau bisontine,
galette des rois ou papet.

Faite de pâte briochée, on la retrouve chez tous les boulangers pâtissiers bisontins et quelques autres du département du Doubs.

La galette des rois, toute de pâte feuilletée, dans laquelle on glisse une fève symbolise la haute cuisine française.




En ce dimanche d' Épiphanie nous tirerons les rois ! et oui tradition obligec'est pas une fois, deux fois
mais plein de fois que l'on se régale


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