AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion
BIENVENUE Invité et merci de ta présence sur le forum !

Meilleurs posteurs
makguylio
 
mimi60
 
amipolyne
 
Nat
 
lavande
 
lalie
 
linette
 
Vanille
 
Nenette
 
charlaine
 
Sondage
Un tchat, quel sujet vous intéresserait?
Les animaux
4%
 4% [ 1 ]
La famille
7%
 7% [ 2 ]
Les films, programmes télé, etc...
4%
 4% [ 1 ]
autres mais un sujet précis
0%
 0% [ 0 ]
Général (discuter un peu de tout)
71%
 71% [ 20 ]
Aucun le tchat ne m intéresse pas
14%
 14% [ 4 ]
Total des votes : 28
Statistiques
Nous avons 18 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est jordy

Nos membres ont posté un total de 87072 messages dans 3117 sujets
MÉTÉO

Partagez|

ZOOLOGIE - Une chauve-souris s'aide d'un cornet acoustique pour communiquer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité

Invité



MessageSujet: ZOOLOGIE - Une chauve-souris s'aide d'un cornet acoustique pour communiquer Ven 18 Oct 2013 - 10:05

Le cornet acoustique n’est pas mort, puisqu’il pourrait encore être utilisé par une espèce de chauve-souris sud-américaine. Les Thyroptera tricolor se reposent tous les jours dans de jeunes feuilles enroulées, qui forment donc un tube. Deux chercheurs viennent de montrer que ces structures végétales amplifient substantiellement le niveau sonore des sons émis ou reçus par ces petits mammifères volants.


Le genre Thyroptera renferme des chauves-souris dites « à ventouses », car elles possèdent des disques adhésifs au niveau de leurs pouces (sur les membres antérieurs) et sur la plante de leurs pieds (sur les membres postérieurs). Elles les utilisent pour se fixer à l'intérieur des feuilles.

Durant plusieurs siècles, les Hommes ont utilisé un cornet acoustique pour mieux entendre. Avec leur forme en trompette, pour les plus simples, ces dispositifs ont la particularité de comprimer les ondes sonores qui les pénètrent, et d’augmenter ainsi l’intensité du son parvenant au tympan. Certes, ils sont devenus rares de nos jours, puisqu’ils ont progressivement été remplacés par des prothèses auditives, plus discrètes. Cependant, des êtres bien vivants en utiliseraient toujours : les chauves-souris Thyroptera tricolor.

Ces petits mammifères insectivores (poids d'environ quatre grammes à l'âge adulte) peuplent les régions néotropicales sud-américaines (par exemple la Guyane, le Pérou ou le Brésil), où ils nichent par groupe de cinq à six individus dans des feuilles d’Heliconia ou de Calathea, mais pas n’importe lesquelles. En effet, les Thyroptera tricolor se reposent au fond du tube formé par les jeunes feuilles, qui se déroulent en moyenne en 24 h. Ils changent donc de refuge tous les jours.

Pour ne pas s’éparpiller, les individus d’un même groupe communiquent au moyen d’ondes sonores. Une chauve-souris en vol émet des sons d’appel assez simples. En retour, celles déjà posées dans une feuille produisent une réponse à la structure plus complexe, afin de signaler leur position. Dans ce contexte, Gloriana Chaverri (université du Costa Rica) et Erin Gillam (université d'État du Dakota du Nord, États-Unis) ont voulu savoir si le tube influençait les paramètres physiques propres aux différents sons. La réponse est affirmative : les feuilles agissent comme des cornets acoustiques.


Les chauves-souris Thyroptera tricolor ne volent jamais à plus de cinq mètres du sol de la forêt qui les abrite.

Les sons entrants sont comprimés dans les feuilles.

Pour l'expérience, des feuilles en tube ont été prélevées au sein du Golfito Wildlife Refuge (Costa Rica), puis rapportées en laboratoire. Dans un premier temps, les chercheurs ont émis 79 sons « de réponse » depuis la base des tubes. Les ondes acoustiques qui en sortaient ont alors été analysées au moyen du logiciel Avisoft-UltraSoundGate. Dans un deuxième temps, l’expérience a été inversée : 65 sons « d’appel » ont été émis à l’extérieur du tube. Un microphone les a alors enregistrés à l’intérieur des feuilles (le même logiciel a été utilisé pour les analyser).

Concrètement, les sons d’appel voient leur niveau sonore augmenter de 10 décibels (dB) entre le moment où ils pénètrent dans les feuilles, et celui où ils arrivent au fond des tubes. Les ondes sonores sont tout simplement comprimées. En revanche, l’amplification n’est pas aussi efficace lorsque le son se propage en sens inverse, puisque le gain n’est que de 1 à 2 dB. L’explication est simple : les ondes sonores s’éparpillent à la sortie des structures végétales.

Une fidélité des appels acoustiques dénaturée.

Ces modifications ne sont pas sans conséquence sur d’autres caractéristiques physiques des différents appels sociaux. En effet, les sons parviennent distordus au fond des tubes. Pour preuve, les chauves-souris s’y reposant répondent à tous les signaux leur parvenant, qu’ils soient émis par des membres du groupe ou par des étrangers. À l’inverse, les chiroptères en vol reconnaissent les sons émis par leurs congénères et se dirigent correctement vers le tube les abritant.

Présentées dans les Proceedings of the Royal Society B, les expériences menées en laboratoire prouvent bien que les feuilles jouent le rôle d’un cornet acoustique. Nous pouvons donc imaginer que les chauves-souris en profitent, mais en sommes-nous certains ? Théoriquement, l’hypothèse tient la route… mais cela reste à prouver en pratique. Pour ce faire, de nouvelles expériences impliquant plus fortement les Thyroptera tricolor sont requises.
Revenir en haut Aller en bas

ZOOLOGIE - Une chauve-souris s'aide d'un cornet acoustique pour communiquer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Causette :: ON CAUSE DE LA VIE COURANTE :: COIN DIVERS-
Sauter vers: