AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion
BIENVENUE Invité et merci de ta présence sur le forum !

Meilleurs posteurs
makguylio
 
mimi60
 
amipolyne
 
Nat
 
lavande
 
lalie
 
linette
 
Vanille
 
Nenette
 
cricri
 
Sondage
Un tchat, quel sujet vous intéresserait?
Les animaux
4%
 4% [ 1 ]
La famille
7%
 7% [ 2 ]
Les films, programmes télé, etc...
4%
 4% [ 1 ]
autres mais un sujet précis
0%
 0% [ 0 ]
Général (discuter un peu de tout)
71%
 71% [ 20 ]
Aucun le tchat ne m intéresse pas
14%
 14% [ 4 ]
Total des votes : 28
Statistiques
Nous avons 15 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est Vanille

Nos membres ont posté un total de 86525 messages dans 3109 sujets
MÉTÉO

Partagez|

ZOOLOGIE - Les souris immatures « pleurent » pour éviter l’accouplement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité

Invité



MessageSujet: ZOOLOGIE - Les souris immatures « pleurent » pour éviter l’accouplement Dim 6 Oct 2013 - 7:25

Dans les larmes de souris immatures sexuellement se trouve une phéromone nommée ESP22, qui pousse les mâles à reporter leurs avances vers des congénères de leur âge. Un nouveau pas pour déterminer les paramètres physiologiques qui orientent le désir chez ces rongeurs.


Les souris jeunes disposent d'une arme dans leurs larmes pour faire fuir les mâles qui s'intéresseraient de trop près à elles : la phéromone ESP22.

Qu’est-ce qui contrôle nos désirs ? Pourquoi tombe-t-on amoureux d’une personne et pas d’une autre ? La question interpelle les scientifiques depuis de longues années, et Charles Darwin l’évoquait déjà en 1871 dans La Filiation de l’Homme et la sélection liée au sexe, ouvrage dans lequel il proposait la notion de sélection sexuelle. Les jeux de l’amour occupent évidemment un rôle central dans l’évolution, et donc dans la vie des espèces qui les pratiquent, si bien que la plupart des sens disponibles sont impliqués.

Mais tous les animaux ne prêtent pas la même importance aux mêmes perceptions. L’être humain est très visuel (mais se laisse aussi attendrir par le son d’une voix ou envoûter par un parfum, et ne refuse pas les caresses), tandis que la souris, vivant aussi la nuit et dans des endroits sombres, préfère se fier à son odorat. Les rongeurs fuient comme la peste les émanations des chats, et perçoivent la présence de rivaux ou de partenaires potentiels par les seules phéromones qui émanent de leurs urines. Chez eux, la communication passe beaucoup par le nez.

Y compris pour le désir sexuel ? Des chercheurs de la faculté de médecine de l’université Harvard (États-Unis), sous l'égide de Stephen Liberles, répondent par l’affirmative, d’après les résultats qu’ils ont publiés dans la revue Nature. Ils ont montré que les souris immatures sexuellement sécrètent dans leurs larmes une phéromone qui pousse les mâles adultes à proposer leurs avances ailleurs.

ESP22, la phéromone murine contre le viol.

Les scientifiques ont en réalité remarqué que les souris âgées de deux et trois semaines produisaient dans leur liquide lacrymal une molécule nommée ESP22. Celle-ci est normalement perçue par l’organe voméronasal des adultes, très développé chez les rongeurs, si bien que les mâles s’en détournent… sauf sur des lignées de rongeurs ne sécrétant pas ladite phéromone, comme l’ont testé les auteurs. De la même façon, des adultes privés de leur organe voméronasal se montrent intéressés par les rongeurs prépubères.


Le désir sexuel est régulé par de nombreux signaux sensitifs. Chez la souris, la phéromone ESP22 contribue à l'annihiler.

Cette phéromone joue donc un rôle inhibiteur dans le désir sexuel de la souris. L’analyse neurologique révèle que le reniflement d’ESP22 active dans la foulée les neurones du système limbique dans une région qui contrôle les conduites instinctives, comme le comportement sexuel, l’agressivité ou l’autodéfense.

D'autres facteurs qui dirigent le désir.

Peut-on imaginer que l’Homme aussi réagisse à ESP22 ? L’extrapolation dans ce cas de figure est assez complexe, car comme précisé plus haut, la souris accorde davantage d’importance que nous aux signaux olfactifs, et a donc développé des méthodes de communication différentes. D’autre part, il existe un débat au sein de la communauté scientifique pour déterminer la réelle efficacité de notre organe voméronasal à nous, humains. Dans notre espèce, il se résume à une petite fraction de tissu tubulaire à côté de l’os nasal, dont on discute la fonctionnalité. Certains pensent qu’il joue toujours son rôle, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit d’un reliquat de l’évolution, et que le nez lui-même suffit à capter les phéromones.

Cependant, si nous n’accordons pas une importance fondamentale aux odeurs, il existe très certainement des signaux sensoriels qui interviennent dans la discrimination des partenaires et qui activent les mêmes régions du cerveau que chez les souris. On sait par exemple que les caractères sexuels secondaires (développement des seins pour la femme ou de la musculature chez l’homme, par exemple) sont particulièrement appréciés. Mais il existe de nombreux autres paramètres qui n’ont pas encore été identifiés. Et les étudier chez les animaux pourrait amener les scientifiques sur la bonne piste.
Revenir en haut Aller en bas

ZOOLOGIE - Les souris immatures « pleurent » pour éviter l’accouplement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Causette :: ON CAUSE DE LA VIE COURANTE :: COIN DIVERS-
Sauter vers: