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MÉTÉO

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ZOOLOGIE - Des vers mangeurs d’os retrouvés dans les eaux antarctiques

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Invité

Invité



MessageSujet: ZOOLOGIE - Des vers mangeurs d’os retrouvés dans les eaux antarctiques Mar 20 Aoû 2013 - 16:07

Des vers étranges aux allures de fleurs et se nourrissant d’os de baleines ont été retrouvés à plus de 600 mètres de profondeur dans l’océan Antarctique. Bien que leur genre fût déjà connu, deux nouvelles espèces ont été répertoriées. En revanche, aucune trace de mollusques mangeurs de bois.


Cet étrange ver du genre Osedax, ici au microscope électronique, utilise son extrémité en forme de racine (en bas sur l'image) pour sécréter un acide qui va digérer les os des squelettes des baleines gisant au fond des mers.

La nature nous réserve de drôles de surprises. Parmi les créatures vivantes, certaines sont pour le moins originales. C’est le cas notamment des vers annélides du genre Osedax. Littéralement « mangeur d’os » en latin, ils ont été découverts pour la première fois en 1996 et ainsi dénommés en 2004. Leurs particularités ? Longs de 0,6 à 15 mm selon les espèces, ils sont démunis de bouche et d’appareil digestif. Pourtant, à leur surface, une structure en forme de racine et de couleur verte sécrète un acide qui détruit les os dont, indirectement, ils se nourrissent. Car ils s’alimentent via les nutriments rejetés par les bactéries symbiotiques qu’ils abritent. Et d’ailleurs, ce ne sont pas les seuls êtres qui vivent à leurs crochets. Tous ces vers ne sont en réalité que des femelles, qui abritent entre 50 et 100 mâles microscopiques à l’état larvaire tout autour d’eux, dont l’unique fonction et de servir de testicule.

Si ces annélides permettent d’éliminer les squelettes des animaux marins gisants, il existe des éboueurs équivalents qui détruisent le bois. Ces mollusques, appelés tarets, ressemblent plutôt à des vers, avec leur corps longiligne pouvant atteindre 1 m. Mais ils disposent bien d’une petite coquille, qui leur permet de se loger dans le bois qu’ils dévorent. Ils ont été décrits pour la première fois en 1733, alors qu’ils proliféraient sur des navires néerlandais.

Ces deux groupes sont distincts, mais partagent des caractéristiques communes. Les connaissant, des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle de Londres, emmenés par Adrian Glover, ont cherché à tester la présence de ces animaux dans les eaux froides de l’Antarctique. Les résultats sont publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

Des Osedax partout, des tarets nulle part.

En 2007, les scientifiques ont déposé 130 kg de planches de bois (du pin) et d’os de baleines (des côtes et la mâchoire antérieure) sur des plateformes, à deux sites profonds de 568 et 650 m, dans le détroit de Bransfield. Plus loin, à côté de l’île de la Déception, une vertèbre unique de baleine a été placée à 21 m de profondeur.

Quatorze mois plus tard, les échantillons ont été ressortis des flots glacials. Les fragments de squelettes étaient remplis de vers Osedax. Dans 100 cm2 d’une côte, on retrouvait en moyenne 202 de ces annélides. En revanche, les animaux retrouvés selon les régions étaient différents, et ont permis aux auteurs de découvrir deux espèces pas encore répertoriées, qu’ils ont nommé Osedax antarcticus et Osedax deceptionensis. À noter quand même qu'on en avait déjà découvert dans un squelette de baleine en mars dernier. En revanche, pas une trace de tarets, et ces 14 mois de mer n’ont pas altéré les planches de pin.

Des vers qui suivent les baleines à la trace.

Finalement, ces résultats sont cohérents avec les attentes des chercheurs. En effet, le bois a disparu de l’Antarctique depuis 30 millions d’années. Difficile pour des mollusques xylophages de vivre dans ces conditions. En revanche, les eaux australes sont bien fréquentées par les baleines, y compris par la géante baleine bleue. Les vers nettoyeurs semblent donc les avoir suivies.

Cependant, les annélides auraient pu malgré tout ne pas être retrouvés dans cette région du monde. En effet, autour du continent antarctique, un courant circumpolaire empêche de nombreuses larves d’atteindre les eaux glacées. Manifestement, cela n’a pas été un problème pour les Osedax. Désormais, on sait d’eux qu’ils peuvent aussi coloniser l’océan Antarctique, qu’ils sont capables de vivre entre 21 et 2.893 m de profondeur et donc qu’ils subsistent à différentes strates dans les mers à travers le monde entier.

Cette absence de tarets dans ces eaux suggère que les navires échoués dans la région pourraient être toujours intacts au fond de l’océan. Ainsi, en 1915, le vaisseau Endurance, de l’explorateur anglo-irlandais Ernest Shackleton, construit en pin, a sombré à l’ouest de l’Antarctique. Bientôt un siècle. Et peut-être a-t-il encore toutes ses planches.
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