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MÉTÉO

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Le labyrinthe de Xavier Corbero

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MessageSujet: Le labyrinthe de Xavier Corbero Dim 30 Juin 2013 - 16:44

Il y a quarante ans que le sculpteur catalan Xavier Corbero édifie, près de Barcelone, une création aussi poétique que labyrinthique : sa maison.


Vue du puits de lumière depuis le niveau le plus bas de la maison, endroit où l’effet de kaléidoscope est le plus vertigineux.


C’est sa Sagrada Familia à lui. Un projet au long cours qu’il mène depuis quatre décennies et qui n’est pas près de s’achever. Une maison qui se développe à l’envi autour d’un profond puits de lumière. Un incroyable dédale dont aucun visiteur occasionnel ne peut supposer l’ampleur sans une visite méthodique assurée par le maître de céans, Xavier Corbero, 74 ans, sculpteur. L’antre a séduit le cinéaste Woody Allen, qui s’en est servi comme toile de fond pour plusieurs scènes de son film Vicky Cristina Barcelona, sorti en 2008.



Vue à travers les arcades du « musée », l’escalier de bois qui mène au rez-de-chaussée de l’édifice et deux sculptures signées Xavier Corbero, fines feuilles de marbre découpé.


Un chantier perpétuel Xavier Corbero a pensé ce lieu à l’instinct, « quelques traits sur de simples feuilles de papier millimétré. » sans architecte surtout, de peur qu’il ne se lasse d’une proposition qu’il n’aurait pas lui-même accouchée. En 1969, à Esplugues de Llobregat, près de Barcelone, il achète une parcelle sur laquelle languissaient des masures du XVIIe siècle. Il conserve quelques pans anciens et fait démolir le reste. Ainsi débute son chantier perpétuel. Le terrain est criblé de grottes et de galeries souterraines (Esplugues en catalan), utilisées jadis par les romains.



Xavier Corbero, assis dans un fauteuil Nueva York (Tresserra).


Creuser en profondeur ne sera donc pas un problème. La parcelle étant cernée par quatre rues, mieux vaut construire au milieu. D’où l’idée de ce puits de lumière central pour éclairer naturellement le cœur de l’édifice jusqu’à ses entrailles. En autodidacte éclairé, Corbero se fixe un objectif simple : « Je voulais un espace pour pouvoir déployer mes sculptures, un lieu placide pour penser et écouter de la musique. » résultat : une folie qui dépasse aujourd’hui les... 5000 m2, dont la moitié sous terre.



Vue du garage. À gauche de la Rolls Royce du propriétaire des lieux, quelques-unes de ses sculptures et un escalier en colimaçon, posé comme une œuvre.


Une lumière mystérieuse la construction est exaltée, sur les toits terrasses, par une invraisemblable collection de plantes grasses en pots, partout ailleurs, par la végétation luxuriante des jardins de pleine terre. Le puits de lumière, sur six niveaux, est la colonne vertébrale de la folie Corbero. Il est construit sur une base circulaire et les parois de verre qui l’entourent forment, elles, un octogone. « Le puits agit comme un kaléidoscope, précise le sculpteur : il joue avec les reflets et livre une lumière mystérieuse. » Il fait, en outre, office de cheminée favorisant la circulation de l’air qui rafraîchit l’atmosphère brûlante de l’été ibère.



Dans le jardin, une petite piscine intimiste avec, postée tel un pénitent, une haute sculpture en basalte de Xavier Corbero.


S’il est une figure architectonique qui prend ici ses aises, c’est bien l’arc en plein cintre. Fenêtre, porte, niche, voûte, on en compte des dizaines. Une véritable obsession, si bien que le visiteur a parfois l’impression de déambuler dans un tableau de Giorgio De Chirico. « La courbe est moins insultante que l’angle droit, observe Corbero, elle génère une sorte de paix. » À en juger par le nombre d’arcs, auxquels viendront s’ajouter la centaine d’autres prévue dans l’aile supplémentaire actuellement en chantier, le sculpteur doit sans aucun doute frôler le nirvana. Escaliers infinis et pièces insoupçonnées autre élément récurrent : l’escalier. Droit ou en colimaçon, il en existe, de belle facture, qui conduisent d’un étage à l’autre. Et d’autres, qui jamais ne finissent. Suites de marches qui ne mènent nulle part, constructions impossibles à la manière d’un Maurits Cornelis escher.



Au premier étage, à droite d’un sculptural escalier en colimaçon, un petit bassin rond d’intérieur devant un lit bateau.


Parfois, une porte coulisse électriquement, faisant apparaître une pièce improbable, puis un couloir et un bureau ou une chambre. Un nouveau labyrinthe tisse sa toile en secret. Labyrinthe, spirale, escalier ou sculpture en forme de ruban de Moëbius, les signes ne sont pas anodins. Exploration de l’infini ? « La spirale est assurément dans mon ADN, explique Corbero. Elle évoque une certaine idée de continuité, quelque chose de métaphysique aussi. Quant à l’escalier : ne faut-il pas monter pour arriver en haut ? » On l’aura compris, l’homme est un adepte du bon mot.



L'un des salons de la maison, entièrement habillé de bois clair et aménagé avec un mobilier de style Biedermeier.


L’espace, lui, est tout en sobriété. Outre les parois de verre et la structure de béton, les planchers, parfois les murs et les plafonds, sont habillés de longues traverses de bois clair. Le mobilier a été choisi avec goût : ici, des antiquités chinoises, là, une banquette de chariot amish. Xavier Corbero affectionne tout particulièrement le mobilier biedermeier, un style à l’élégance discrète qui va comme un gant à ce dandy patenté. Contre un mur, son dernier coup de cœur vient d’être livré et attend sagement de trouver sa destination : six chaises autrichiennes datant de 1820, achetées en décembre dernier chez Sotheby’s à Londres.



Le puits de lumière prend origine dans la salle basse, intitulée « le musée ». Au premier plan et à l’arrière plan, on distingue plusieurs sculptures de basalte de Xavier Corbero. En déambulant dans la maison, le visiteur, fatalement, parcourt l’œuvre de Xavier Corbero.


Ses pièces sont, certes, présentes en nombre, mais sans pesanteur. Architecture ou sculpture, tout, ici, est question d’échelle. « Si vous trouvez la bonne échelle, l’espace arrête d’être spatial pour devenir mental. Et cela est valable autant pour la sculpture que pour l’architecture », affirme Corbero. Dont acte !



Dans le « musée », des sculptures, en basalte sombre et en marbre blanc, s’affichent tels des totems. Vues du dessus, elles dessinent des vocables. Ainsi, Nada (« Rien »), La mer ou Lamer, jeu de mots entre la mer en français et lamer (lécher en espagnole).



Au deuxième niveau de la maison, la sobriété de l’ameublement, constitué d’un lit clos et d’une chaise chinoise, contraste avec la luxuriance extérieure de la végétation qui a littéralement envahi les terrasses.



Dans un coin bureau, derrière un fauteuil haut sur pieds patins, un secrétaire de style Biedermeier voisine avec un chiffonnier des plus contemporain (Tesserra). Entre les deux, une sculpture signée Corbero, frêle disque de marbre blanc suspendu à son mât.



Entre palmiers et yuccas géants se dévoile la piscine aux carreaux de céramique bleu vif. Au fond, la maison et ses grandes fenêtres en arches.
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amipolyne
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MessageSujet: Re: Le labyrinthe de Xavier Corbero Lun 1 Juil 2013 - 6:12


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Le labyrinthe de Xavier Corbero

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